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 Né Eniripsa, la poisse de l'albinos?

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Albynn

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Nation : Bonta
Messages : 12
Age : 18, air de 15. (7/7/952)
Conjoint (e) : (anciennement)Matsuko Laygarde(decès)
Localisation : Partout au possible.
Métiers : Récoltes, MAD, cuisinier.
Humeur : Toujours l'air tristounet.

MessageSujet: Né Eniripsa, la poisse de l'albinos?   Ven 9 Nov - 0:19

[En deux partie: Une relatant le BG donc qui n'est pas arrivé IG, l'autre s'est passé IG. Voilà don cle BG. Hé ouai, ca fait une tartine! lien pour ceux qui veulent le "journal" de byby: forum Wakfu World, carnet "BG:albinos, porteur de poisse, page 10 et suivante)

« Pensées, extrait d’un journal »

[....] Pourquoi suis-je rejeté ? Je suis si différent à leurs yeux ? J’ai pourtant l’air comme tout le monde, j’ai tout les membres où il faut, bras, jambes, même mon visage est courant... On me rejette pour des couleurs ? Dans le noir, je suis comme tout les autres enfants, pourtant. Personne ne veut jouer avec moi. Je ne suis pas pestiféré, pourtant. Ils m’appellent « sans amis ». Ils veulent même pas me connaitre, ils me refusent avant. Pourquoi ces préjugé ? Juste une apparence. C’est injuste. Personne pour m’aider. Mêmem mes parents m’ont oublié. Je vit à l’orphelinat du village. J’espère qu’en restant dans mon coin, je ne gênerais personne, qu’ils me laisserons tranquille. Pourquoi ils viennent me chercher, juste pour m’embêter ou me maltraiter ? Je ne leur ai rien fais. Des années que je supporte ca. « Tout seul » « sans amis » « le bizarre » « le maudis »...Combien de sobriquets... Combiens de sots-briquets comme ca ? Ils me traitent d’abrutis, pourtant il y a beaucoup de fois ou je trouve des solutions, alors qu’eux, non. Je ne comprends pas cette haine.... Je ne veux pas la leur rendre, je sais que la haine blesse. Je joue dans mon coin, avec ce que la Nature me donne. Je regarde les insectes. Je construits mes personnages d’histoires avec une simple branche. J’observe les oiseaux, sautillants de branches en branches. Je lis, lorsque que je réussi à trouver un livre.
Il y a une fille qui a bien voulu jouer avec moi. C’est bientôt son anniversaire. Comme je n’ai rien, je lui ai fabriqué une poupée naturelle. J’ai fait avec ce que j’avais. J’ai emprunté le necessaire à la Nature qui nous donne ce dont on a besoin. Les petites araknes noires, avant leur migration je ne sait où, ont acceptées que je leur emprunte leur toile usagées. Pious et oiseau majestueux n’ont pas refusé mon emprunt de plumes sur leur traces ou au pied de leur nid. Le murmures de la rivière m’as fait comprendre que je pouvais utiliser son eau pour laver mes butins, et son argile douce pour assembler les pièces sur l’armature de bois que le plus bel orme m’avait laissé. Cela ne valais pas les poupées du marché, mais je n’avait pas un sous, et je l’ai fait avec mon cœur. J’ai voulu lui offrir à part, connaissant d’avance les réaction de l’entourage si cela venait de moi. Je crois qu’elle l’as bien aimée. Elle la gardais souvent sur elle, sans jamais la montrer, connaissant comme moi les réaction des autres. Elle était gentille, et douce avec moi. Elle me disait, chaque fois qu’on se voyait pour jouer, que je ne devais pas garder ma rancune, m’en débarrasser, car sinon je finirais par ressembler à ces bourreaux que je n’aime pas.
Elle est tombée malade. En parlant avec le ruisseau, j’avais vu des ces étranges poissons parfois ronds, avec des pics, qui crachent une substance toxique. Ses copains de jeux pensaient s’en servir comme projecteur à eau, tel un réservoir. Le réservoir toxique n’était pas vide. En se faisant asperger, riante, elle en a avalé. Je suis venu près de chez elle, espérant voir par la fenêtre depuis le fond du jardin. Ils ont trouvé la poupée sous sa tunique. Ils m’ont vu à la fenêtre. Je l’avais donc maudite. J’ai essayer de leur dire que je connaissais le remède, mais il fallait que je la voie, pour savoir quelle quantité elle en avait avalé.
Son frère a explosé.
Il a traversé la distance entre la porte d’entrée et à atteris deux mètres derrière moi en me lançant un coup de pied monstrueux. Fulgurance, des sacrieurs. J’ai mal. Ils ne veulent pas que j’approche. Elle va mourir. Le poison est rapide. Je veux pas qu’elle meurt. La famille barre la porte. Un cra tire une flèche, elle atteris devant mes pieds. J’ai peur pour moi, et pour elle. On peux encor la sauver. Le frère m’attrape le col à l’arrière et m’envois valdinguer. Il me dis de me barrer. Je veux pas avant d’aider la jeune sacri. Je regarde, presque en pleurant, la famille qui se disent entre eux que je fais les « larmes de crocodailles » pour les attendrirent et les endormir. J’ai vraiment envie de pleurer. Le frère, que j’oublie, derière moi, me fais une entaille au bras. Le sang blanc coule le long de la dague qu’il tiens à la mains. J’en lache les algues soignante que j’ammenais pour elle. Ca fait mal. D’un air de haine, il garde sa dague blanche de sang, en m’ordonnant de partir, ou de mourir. J’essaye de lui faire comprendre que ces algues peuvent soigner sa sœur. Ne me croyant pas, il shoote dedans, d’un pied de sacri bien entrainé. Le paquet d’algue vole droit dans un feu entretenu. Je cours, essayant d’éteindre le feu. Il faut les lui donner tout de suite, je n’aurais pas le temps d’aller en chercher d’autre, il sera trop tard. Une flèche enflammée vient à nouveau se planter à mes pieds, je tombe sur les fesses. Les archers sont en joue, prêt à m’embrocher. Pourquoi ils ne comprennent pas, elle va mourir... Il faut l’aider....Aidez là, arreter de vous concentrer sur moi, elle va mourir... Un paquet me percute soudainement. Ils m’ont envoyé la poupée soi-disante « maudite », en m’ordonnant de partir avec si je voulais vraiment qu’elle guerisse. Pourquoi ils ne peuvent pas comprendre.... C’est pas moi, c’est le poison.... Pourquoi....
Je tourne les yeux vers le feu, embués de larmes. C’est fini...les algues ont brulés dans le feu.... Je regarde la poupée, et une goute s’y écrase. Je pleure comme le gamin de huit ans que je suis. Je ne veux pas qu’elle meure. La flèche de feu continuent de bruler, brulant les cendres des algues déjà cramées. J’entends un hurlement déchirant. La famille rentre rapidement, voir l’origine des cris. Le frère regarde la maison. J’en profite pour fuir, en tenant mon bras blessé. Le sang blanc me coule le long du bras, partant de la coupure nette, sous l’épaule, réchauffant mon coude à nu avant de goutter à terre. C’est fini, elle est morte. Et moi aussi si je reste là.
« Oublie toujours la haine que tu as, sinon tu finira comme ceux que tu hais. »
J’ai pas le choix. Je suis maintenant seul, en vadrouille. Pas le choix. Si je ne veux pas finir comme eux, je doit oublier tout sentiments. Juste penser à survivre. Plus de larmes, plus de joies, plus de haine. Juste la survie. Adieu, sentiments.
Adieu, orphelinat.
J’ai enterré mes sentiments avec la poupée, là ou j’ai joué avec elle la première fois. Il me reste juste à survivre. Plus qu’un mot dans ma vie. Vivre.
Je suis seul avec un mot. J’essuie de la manche les dernières larmes de ma vie et part.
Odieux.
Aux dieux qui m’ont maudis.
Adieu.
Je vivrais sans but, ni sentiment.
Cœur de pierre, plus froid que le marbre.
Je vous hais, mais j’ai déjà oublié ce que ca veut dire.
Pour sa mémoire.
[....]



Cela commençait comme n'importe quelle journée. Albynn était partis aux champs aider 'Pa Jo, son père adoptif. Pour un Albinos, c'était rare de se faire accepter, et le couple d'Enutrof était fort gentil avec lui, chose rare. Il arrivait à sa douzieme année, et il vivait avec eux depuis maintenant trois, quatre ans. Une véritable famille, c'était tout ce qui l'importait. Il était parfois triste en pensant à ce que devaient subir ses parents en passant au village le plus proche pour vendre leur recolte. Après tout, les Albinos sont maudis des dieux, tout ceux qui restent trop près d'eux finissent par subir la malédiction. D’ailleurs, c'est à cause de ce genre de superstition que Al avait dû s'enfuir de l'orphelinat où ses parent biologiques l'avaient abandonnés, près des frontières de Brakmar. Lorsque l'un des enfants, une fille, mourru d'un empoisonnement accidentel, les autres lui rejetèrent la faute, et il fut contraint de fuir pour éviter la lapidation.

C'est en errant de ci de là qu'il rencontra les vieux couple Enutrof, sans enfants. Ces vieux duo en avait vu des vertes et des pas mûres dans leur vie, et ils ne croyaient pas aux superstitions. Il l'acceptèrent chez eux, décidé à le rendre heureux au possible après ses sept années de rejet.

Mais l'utopie est courte... Lors de la sieste de l’après midi, un vacarme se déclencha rapidement. Descendant de l'étage, Al ne pût voir que Pa’Jo en train de barricader la porte avec tout ce qu'il possède de lourd tandis que Mamie Oma veillait aux fenêtres barricadées. Se hissant à son niveau, l'albinos put voir un attroupement à travers la fenêtre. Un grand nombre de villageois étaient regroupés au portail d'entré, armé de diverses ustensile: fourches, pelles ou bêches... Tout y passait. Ils semblaient refuser d'avancer, redoutant quelques pièges posé par les expérimentés Enutrofs. Puis soudainement, ils s'écartèrent pour laisser passer deux personnes, le contrejour ne permis à Albynn de voir seulement des ailes se découper sur le plat paysage. A ce moment là, Mamie Oma l’empoigna et le tira dans le fond de la maison, rompant la vision des deux Enis sur le fond de lumière. Poussant comme une plume le bar de bois qui donnait l'aspect d'une auberge à la maisonette, la vieille Enutrof ouvrit une trappe dérobée qui semblais mener au centre de la terre.

"Va-t'en fiston, ces gars là viennent pour te lyncher, et pas question qu'on les laisse faire! prend ca, ca et ca, et va t'en, loin, et ne te retourne pas!"

Joignant le geste à la parole, Mamie Oma lui fourra dans les bras un sac à dos avec quelques vivres et des vêtements, une bourse avec quelques Kamas, et une cape à double coté: côté noir pour se fondre dans la nuit, côté vert pour se cacher dans la forêt le jour. Pratique pour passer inaperçus. Tandis qu'elle lui offrait ceci, la porte barricadée s'envola de ses gonds dans une gerbe de feu. 'Pas Jo était prêt à tout affronter, de toute façon à son âge, il n'avait plus grand chose à perdre... Hors mis son nouveau fils. Mamie Oma se retourna, surprise de la tempeteuse intrusion. Albynn ne voyait toujours pas les deux étrangers, juste leur forme d'Eniripsa. Il n’eut pas beaucoup le temps de les voir, d’ailleurs. D'une violente poussée, Mamie ma le fourra dans le passage au moment où l'entrée prenait feu sur le passage du couple Eniripsa. Tombé à la renverse, il ne pouvais plus que voir le dos de la mamie qui se préparais à faire face aux intrus avec son mari.

"Tire toi, Albynn, vite! Va-t'en!"
"M'man..!"
"Je ne vous laisserais pas passer."
"Alors on ira de force, tu ferais mieux de ménager tes vieux os, mémé, c'est le gamin qui nous intéresse."

L'Enie s'était avancée tandis que son coéquipier se battait tant bien que mal avec le vieil Enutrof, les sorts de feu et d'eau se croisaient, les bulles aqueuses volaient par ci par là face aux flammèches de l'Eniripsa mâle. Certaines avaient déja mis le feu au rideau, au parquet ou aux murs de bois, plongeant les deux combattants dans le décor infernal des enfers. La voix claire de l'Enie semblait résonner sur les autres flammes qui grignotaient déja le salon. Al avait l’impression de cauchemarder, les flammes magiques arrivaient même à bruler au plafond, au dessus de lui. L'ennemie pointa sa baguette dans la direction des ses propres opposants, puis leva les bras comme pour une incantation. Mamie Oma réagis au quart de tour, se retourna et rabattis la trappe sur le gamin. Celui-ci n’eut que le temps de voir toute la pièce s'embraser, les deux Enis protégés par leurs sorts de soin aqueux. Dans son élan, la vieille Enutrof fermais la porte, mais Al put distinctement voir son bras prendre feu avant que la porte ne se ferme à tout jamais. Mécanismes de fermeture éternelle Xélors.

Le gamin avait les larmes aux yeux, mais il avait appris à obéir. Il couru jusqu’à la sortie, et se trouva juste au bas de la colline où ils habitaient. Des flammes s'élevaient haut dans le ciel, réduisant la battisse à une ruine cendrée, et le groupe de villageois repartaient vers leur pénates. Impossible de savoir où pouvaient être les Eniripsa, alors il enfui par la forêt face à l'ancienne demeure.

Marqué a jamais, il ne put que se décider à trouver un lieu ou il serait seulement ignoré, ne pouvant espérer revoir des proches mourir pour lui et sa malédiction, tremblant de colère à la moindre flamiche visible.
Il erre alors à la recherche d'un lieu, quel qu'il soit, où l'on le laisserait tranquille, désespérant à chaque coup reçus dans les villages qu'il traversait... Jusqu’à arriver à la vraie civilisation, changeant totalement de pays: d'Amakna, il venait de débarquer.... A Bonta.



Dans la taverne, toutes les tables étaient occupées. On arrivait à la fin de la journée, annoncant le début du saoulage pour messieurs, des réprimandes pour mesdames. Dans un village de paysans, on n’avait pas grand-chose a faire après la moisson et l’entretiens. Dans un coin seulement, il y avait une masse sombre, assise par terre, essayant de se faire le plus petit possible. De temps à autre, un client lui lançait un pain moisi, rien que pour le voir se précipiter dessus et bâfrer comme un porcinet. Sous sa capuche, le gamin détestait faire ca, mais c’était le seul moyen pour qu’on daigne lui lancer quelque chose. Cela n’amusait personne de voir un mendiant manger correctement...
Des clients commençaient à se battre. L’encapuchonné reconnu le moment de partir, ou de se prendre un coup égaré....ou un coup de rage. Il allait ramper discrètement vers la sortie, quand un des clients l’attrapa par le bras.
- Fait voir ta tête, le mort vivant !
Et il lui retira la capuche. Le paysan bourré ne croyait pas si bien dire. Le gamin était blanc, non blanc comme pâle, mas il avait bien la peau blanche, presque confondable avec ses cheveux blancs, ainsi que des yeux rougeâtres. Il avait des cernes par manque de sommeil, et des joues creuse par manque de nourriture.
- UN BLANC MAUDIS !!
Illico, les clients se levèrent, la plus part chancelant. Sous le coup de la surprise, le gros joufflu lui avait lâché le bras. Tenant la cape à capuche à la main, le gamin courut comme un dératé vers la sortie, à une longueure de bras. Il devait avoir une dizaine, ou une douzaine d’années, et courrait plus vite que ses poursuivants. Ayant repéré un bois à la sortie du village, il courrait sans relache dans cette direction, sans signe de fatigue. Pour se fondre dans les ombres, il remit le vêtement, et entrepris une escale dans un arbre situé à l’orée du bosquet. Trop léger, ses pieds n’avaient pas laissé assez de traces pour être suivis de vue.
Arriver vers la nuit, les paysans laissèrent tomber. Le chienchien du gros fermier tournais en rond. Le gamin, prévoyant, avait passé la journée à tourner en rond dans le bosquet. L’animal revenait toujours au point de départ.
- Rien à faire, ce batard a disparu.
- Rha, aller quoi, le dernier maudis a chasser pour que Amakna vive en paix, c’est pas beaucoup demandé !
Mais les paysans s’en fichaient, tant que la malédiction ne venait pas chez eux. Le gros se retournant et hurla aux arbres :
- Petit, si tu te barre pas à l’aube, je te garantis que tu sortira pas en un morceau d’ici ! T’as pigé ?
Bien sur qu’il avait pigé. Il le savait même avant qu’il le dise. Comme dans tous les villages, il ne pouvait pas rester longtemps. Après une courte sieste sur l’arbre, il fichera le camp. Un autre gamin aurai sourit de satisfaction face à sa réussite, mais celui-ci ne souriait ni ne semblais pleurer. Seulement une tristesse figée semblais lui rester. Un voisin passa près du fermier, et lui dis :
- Laisse tomber, après un accueil pareil, il va décamper vite fais, le blanco. Et arrete de hurler, on va t’entendre jusqu’en ville !
- Ouai, ben qu’ils m’entendent ! Si ca pouvais faire bouger ce gouverneur pour qu’il nous débarrasse de ce genre d’enquiquineur....
- Sauf que c’est pas son rôle, tu le sait bien, il serait capable de te faire enfermer pour maltraitance aux enfants, même !
Le voisin partis d’un rire gras, tandis que le proprio du chienchien pinca les lèvres en disant :
- Manquerais plus que ca, tiens....
Perché à quelques mètres, l’Albinos avait bien entendu la conversation. Objectif : direction la ville.

Combien de temps cela pris, impossible a dire. Pour le gamin, tout les jours se suivent et se ressemblent. En tout cas, il vit la ville de loin. Les routes devenaient chargées de marchand qui vont et viennent, havre sac à la main, ou installé sur le dos. Sur la place marchande, des havres sacs étaient posé, leur propriétaire attendant des clients à l’interieur. Intrigué par l’objet, le gamin tendit la main pour tirer sur un de ces havre sac. L’objet semblais rivé au sol, tellement il était lourd. On ne déplace pas facilement un sac avec plusieurs personnes et tables de ventes dedans...
De l’autre coté de la rue, un homme bizarre regardais le gamin depuis quelques minutes. Pensant que personne ne faisait attention à lui, le gamin retira la capuche. Le jeune éni blanc ne pensait pas que, dans son dos, un « vendeur de corps » le regardait de manière louche. Il s’approcha et lui mis la main sur l’épaule.
- Hé, petite, ca te dirais de te faire un peu d’argent pour avoir un de ces chouettes sacs ?
L’eni se tourna vers le monsieur qui vit son erreur. Les eniripsa, même homme, était trop fluets pour que l’on sache, de loin, s’ils étaient des hommes ou des femmes. Par-dessus le marché, les enis hommes son peu courant. Cet eni, en particulier, avait les cheveux longs. Contrairement à ses collègue éniripsa, il ne les avait pas en brosse, mais les gardaient en mèches. Les yeux du vendeur croisèrent ceux rouges de l’éni, et pris un peu peur, en regardant son air neutre.
- Ha, désolé mon garçon, je...je te dérangerais plus...
L’homme avait l’air effrayer, ce n’était pas nouveau pour le gamin. En revanche, il ne noyait pas sa frayeur dans la violence. Ça, en revanche, était nouveau pour lui, il s’attendait plutôt à une bonne « correction » dans ces cas là. Même s’il était étonné, c’était quelque chose de dur à voir. Cela faisait un moment qu’il s’était décidé à garder toujours la même expression dans tout les cas. Une sorte de neutralité impassible, une nostalgie récurante, sans larmes. Pas de sourire, plus de larmes. Pour n’importe qui, ce gamin était vide de sentiments. Pour lui, c’était un moyen de survie comme les autres. Comme sa politesse poussée, comme sa capacité à courir extrêmêment vite, comme la cape à capuche.
Il remonta la rue, les commerçants ignorant purement son passage. Par contre, il était évident que tout le monde le fuyait. Là ou les gens se bousculaient pour se frayer un passage, lui avançait sans même frôler les gens, telle une goutte de savon repoussant l’eau au loin. A force d’avancer, il arriva devant un humanoïde à plume. Un Maitre Hibourge, perché sur son livre de compte, le fixa de ses grands yeux dorés. Ces employés de la justice ne s’occupent pas de rumeurs et préjugés, et regarda l’eni :
- Bonjour gamin. Besoin d’un renseignement ?
- Bonjour Monsieur.... je voulais savoir si je pouvais parler au gouverneur... ?
Les mots de l’eni trainaient. Le Maitre feuilleta son grand livre, et dis :
- Tu as rendez vous à quel nom, petit ?
- Rendez vous ? Je n’en ai pas, faites excuses, je viens d’arriver en ville...
Le maitre décolla le bec de ses archives et considéra l’enfant :
- Je vois. Bon, pas grave, donne moi ton passeport, je peux te donner un rendez-vous alors...
- Passeport ? Qu’est-ce ?
- Tu n’en as pas !?
A ce moment, un garde, avertis et suivis par le trafiquant, remonta la rue dans leur direction :
- C’est un maudit, arrêtez le, Maitre Hibourge !
- Et sans passeport, hurla un garde près du Maitre.
- Il vient surement d‘une autre nation pour nous porter poisse, renchéris le trafiquant qui arrivais à toute berzingue.
Voyant que cela partais mal pour lui, le gamin ne réfléchis pas et remonta la rue en courant. Il avait aperçut une arche bleue, un de ces portails que l’on appel « zaap ». Il ne savait pas, en revanche qu’il fallait de l’argent pour les utiliser... Courant encor plus vite que ses poursuivants, le gamin sortis sa carte de zaap. Horreur ! Pour chaque zaap qu’il avait enregistré durant la traversée du pays, il lui fallait dix kamas. Il n’en avait pas un seul en poche. Par contre, il y avait une destination inconnue, gratuite. Il posa la main sur le cercle le bleu, et dis la destination avant de traverser :
- Astrub.
Les poursuivants s’arrêtèrent, débarrassé du gosse.

L’albinos marchait sur une route qui ne semblait pas avoir de fin. De part et d’autres, il avait des parents et des enfants qui combattaient. Soutenus par leurs parents, les enfants et débutants montaient leurs premiers cercles. Des jeunes sacrieurs, iop ou enis tuaient leurs premiers monstres : des pious ou des bouftons. Où était il arrivé ? Selon la carte des zaap, le lieux avait pour nom « Astrub ». Trop occupé à regarder les combattants, il se cogna contre un livre géant, rebondis dessus et tomba en arrière. Un autre Maitre Hibourge ! Celui-ci baissa les yeux vers l’enfant tombé à terre.
- Bah alors petit, regarde où tu marche, ca vaux mieux pour toi.
- Excusez-moi monsieur....
- Alors, tu veux un passeport Amaknéen, donc ?
- Passeport ? A quoi cela sert, monsieur ?
Le Maitre griffonna quelques chose sur son livre lorsqu’un enfant lui tendis trois plumes grises, lui tendis un espèce de carnet puis revint à la conversation. L’enfant aux trois plumes sautait de joie en montrant le carnet à ses parents. Le petit eni les regarda partir avec une pointe d’amertume.
- Un passeport... Il te sert à te balader librement dans une nation et à savoir à quelle nation tu es attaché. C’est un carnet de renseignements nominatif, avec les lois de ta nation, le nom de ton gouverneur et quelques renseignements sur le pays. Il te permet aussi d’aller dans la ville principale de ta nation.
- Ha, d’accord...
Il comprenais un peu mieux la réaction du Hibourge d’Amakna. Cela signifiais presque que n’importe qui pouvais venir en pleine ville, quelque soit son passeport. En ce moment, ils devaient etre en train de renforcer la sécurité en ville.
- Vous parlez de Nations au pluriel.... il y en a plusieurs ?
- Oui petit. Il y a Amakna, dont tu as l’air de venir d’après ton accoutrement. Si tu longe la route derrière moi et que tu va au Sud, tu ira vers Brakmar, la ville des forts, des sans peur et l’on dit aussi, des sans-cœurs. Ensuite, vers l’Est, il y a Sufokia, ville engloutie, cité des pêcheurs et roi de l’eau. Enfin, vers l’Ouest, il reste Bonta, la ville de la Justice et de la tolérance.
- Tolérance, c’est vrai ?
- En tout cas, plus tolérante que les trois autres, je crois. C’est ce que l’on dis. Alors, tu veux ton passeport Amaknéen ?
Le gamin ne réfléchis pas longtemps, avant de répondre :
- Non, désolé monsieur mais je ne crois pas que ce soit une nation pour moi. Bonne journée à vous.
- Bonne journée, jeune homme, dis le Maitre avant de replonger du bec dans son livre d’achives.

Selon les indications, le jeune Albinos descendis la route. Au croisement des quatre routes trônait une immense sculpture d’un capitaine, buvant une chopine grand comme l’éni. Ne se souciant pas vraiment d’enrichir sa culture, il n’alla pas lire le panneau. Il prit directement le chemin ouest, et alla voir le maitre Hibourge de Bonta. Au passage, il observa tout de même ce qu’il croisait. En dehors des combattants débutants, le paysage valais le coup d’œil. Il passa devant la taverne de l’endroit, apparemment mouvementée par de multiples combats, plus sérieux que les simples batailles avec les monstres du coin. Il y avait beaucoup de tables à extérieur, mais personne assis devant pour l’heure. Plus haut, il y avait une petite bâtisse, avec les couleurs bleues et blanches de Bonta. Surement un bâtiment important. A gauche, il vit une entrée de souterrain et une sorte de roulotte abandonnée, avant de devoir ouvrir un portail de fer et arriver face au Maitre Hibourge de Bonta.
- Excusez-moi, Monsieur ?
- Besoin de quelque chose, bonhomme ?
- Oui, je voudrais obtenir un passeport Bontarien, c’est possible.... ?
Le Maitre Hibourge leva le nez de son propre livre géant, et par-dessus ses lunettes, lui demanda :
- As-tu déjà un passeport ?
- Non... Est-ce grave, Monsieur ?
- Non, cela vaux mieux, même. Bien, alors je vais te demander de faire un petit travail, comme tous les autres demandeurs.
- Tout ce qu’il faudra, Monsieur.
Le Maitre lui montra une des plumes grises avec lesquelles il écrivait et lui expliqua :
- En tant que gérant des archives, j’écris beaucoup, j’use donc rapidement de mes plumes d’écritures. Tu as peut-être remarqué une petite bâtisse au dessus de la taverne ? C’est le centre des archives ou je range chacun des mes bottins ainsi que des documents confidentiels. C’est aussi la bâtisse de l’ambassadeur Bontarien, mais passons.... J’écris beaucoup, donc de ce fait, il me faut énormément de plumes à gratter. Voilà ce que je te demande : dans les jardins, récupère-moi trois plumes pour écrire, et je te rédigerais ton passeport.
- Oui Monsieur !

Le petit blanc n’avais pas trop de mal à trouver les plumes. Contrairement à ses camarades, il n’avait pas besoin de tuer les pious pour leur piquer les plumes. En s’approchant doucement par derrière, sans bruits et geste brusque, il ne devenait pas trop dur d’obtenir les plumes d’écriture. Il connaissait déjà le métier de trappeur, nécessaire à sa survie seul dans les champs. En deux minutes, il avait récupéré les trois plumes et revint voir le Maitre.
- Déjà de retour ? Rapide, petit.
Le maitre considéra les trois plumes en les tournants et retournant, vérifiant chaque barbe composant la plume.
- Des plumes en excellent état, c’est étonnant. Très bien, je vais faire ton passeport. Quel est ton nom ?
- « Albaïne ».
- Pardon, comment écris-tu cela ?
Il lui emprunta une plume encrée, et l’écrivis sur sa mains. Les six lettres « ALBYNN » furent bien reconnaissable pour le scribouillard, qui l’informa :
- A Bonta, attend toi à une prononciation différente, petit. Ce nom sera prononcé « Albine » alors ne t’étonne pas.
- Ce n’est pas grave, Monsieur, cela m’arrange quand même.
En effet, songe le bonhomme en prenant la direction du zaap, avant, on ne l’avais jamais appelé avec son nom. Qu’on le prononce différemment que la personne qui lui avait donné l’arrangeait un peu au fond : cela lui permettrais de tourner une bonne fois la page avec le pays qui ne voulais pas de lui. En touchant le zaap, Albynn se sentais un peu anxieux : cette fois ci, avec un passeport, il ne pourrait plus changer de pays. Il venait de prendre une décision irrévocable.
- Bonta.

Il atteris sur une pelouse. Il pensait avoir fait une erreur, mais non. Tout le long de la ville, on voyais des arbres, de la pelouse, des plantations. Avançant le long des pavés composant la route principale, il croisa le Maitre Hibourge de la ville, qui disait à la cantonade :
- Descendez voir Gébart Junot pour votre havre-sac ! Pour les débutants, la taverne est le lieux des renseignements en tout genre ! Suite au changement de gouverneur, consulter regulièrement votre carnet de nation pour prendre connaissance des nouvelles lois !
Impatient de découvrir sa nation, Albynn salua rapidement le Maitre en s’inclinant et partis en courant, descendant la route principale. Il sortis sa carte, et remarqua tout de suite l’étrange forme de glaive de sa nouvelle nation. Il vit aussi qu’il n’était pas loin de la taverne, le fameux « point de renseignements ». Sans trop savoir ce qu’il y chercherait, il descendit en marchant, prenant le temps de regarder à droite à gauche.
L’avenue de simple pierre était bordée des deux cotés par diverses plantes et arbres. Il y avait principalement des frênes, et du chardon. Mais la ville n’était pas faite de simples pierres comme à Amakna. La ville de Bonta vivait. Les jeunes courraient de ci de là, respirant l’air donné par les plantes. Beaucoup de visages étaient radieux. En continuant sur le chemin, il croisa ce qui était, manifestement, la Taverne de Bonta. En regardant par la porte battante, il vit que, comme à Amakna, c’était le lieu de rassemblement général. Par contre, il ne voyait pas beaucoup de gens saoul. Certains tanguaient un peu, en effet, mais bien moins qu’à Amakna. Il fit le tour de la taverne. Plus loin, près de ruines au bord de l’eau, il y avait deux personnes qui semblaient se disputer. Une crâtte rousse, et un autre crâ blond. La crâtte rousse semblais l’enguirlander :
- Tu vas avouer, oui ? On m’a tout dis !
- Puisque je te dis que c’est faux. Pourquoi aurais-je des vues sur toi, d’abord ?
- Tu me suis toujours du regard ! Tu me fixe, j’ai l’impression que mon dos brule quand tu es là !
- N’importe quoi, c’est archifaux !
- S’il vous plait, calmez-vous....
A corps perdu, Albynn essayais pour la première fois de se mêler de ce qui ne le regardais absolument pas. Il avait toujours trouvé triste les gens qui se disputaient pour pas grand-chose, et étant dans un nouvel environnement, il se décida, pour une fois, à se lancer. La crâ rousse se tourna vers lui, l’air un peu énervée, puis son expression passa à la pure haine en le voyant. Albynn eu un mouvement de recul, essayant de se protéger du regard avec les bras, mais il se força à se détendre et à reprendre :
- J-je suis désolé, mais je pense que vous battre en pleine rue ou vous hurlez dessus n’arrangera pas vos affaires... Si vous avez des litiges, je ne crois pas que la rue apprécie de l’entendre haut et fort....
Le jeune eni avait l’impression de se faire percer le cœur par le regard. Il détailla la crâ, repérant un insigne de guilde au dessus du sein droit. Un insigne bleu, avec une lune blanche, sur laquelle on lisait « Tisseurs De Rêves ». Elle devait avoir presque la vingtaine, et avait le port fier. Elle portais actuellement son arc dans le dos. Malgré les usures, signe d’emploi régulier, il semblais bien entretenu, capable de tuer une proie à dix mètres, et s’habillais principalement avec du prespic. Puis la crâ cessa de le regarder, et partis d’un air supérieur. Le crâ lui tendit la main en guise de salut, tandis que Albynn regardais la demoiselle s’en aller.
- Salut, et merci. Moi, c’est Farn.
Albynn regardais la crâ rousse partir, et répondis à la place, en serrant la main d’un air distrait :
- Albynn, [Albine] à votre service, monsieur...Qui est cette personne... ?
- Ho, tu ne connais donc pas Matsuko ? Ce n’est pas contre toi, t’inquiète pas, mais c’est juste qu’elle déteste les eniripsa.
Sous son haillon, le cœur de l’eni battait plus fort. Pour une fois, il avait vraiment envie de quelque chose. Il voulait absolument rentrer chez les Tisseurs De Rêves, et il était prêt à tous les efforts pour.
Cœur de pierre fêlé.



Dix-sept années auparavant....
- Arsen.... On était vraiment obligé de le laisser....?
- Maure. On a des centaines d'ennemis sur le dos. Il sera surement plus en sécurité à l'orphelinat qu'avec nous.
Maure regarda la grand bâtiment sombre en arrière. Une dame était sortie, un braillement s'entendait à travers les plaines. Arsen la pris par l'épaule. Il tournais délibérément le dos au bâtiment, sa voix était glaciale.
- On viendra le chercher, une fois qu'on sera plus fort. En attendant, on doit penser à survivre, nous.
L'enie était pâle, de sa couleur naturelle. Peau blanche et cheveux blancs, seul la couleur rouge de ses yeux pouvaient donner une touche de couleur. Arsen enfila un casque rouge sur ses cheveux roux.
- Aussi vrai que je m'appelle Körudo, on se rassemblera. Pensons à nous avant. Et puis ça va le forcir un bon coup.
- J'espère qu'ils ne s'en prendront pas à lui.... Il est Albinos aussi....
- Il sera débrouillard, j'en suis sûr. Viens, on a des contrats à remplir.



Onze ans plus tard...
La ville brûlais. Les corps empoisonnés jonchaient les ruelles. Le feu rongeait toute parcelle de combustible. Arsen traversais la rue principale. Ses cheveux, libres, semblaient reproduire les flammes qu'il avait lancé sur la ville. Au pas de la porte, un homme tenais encor debout. Il appuyait du mieux que possible contre le battant de la porte.
- Hé bien, gouverneur Laygarde, vous devriez vous ménager, plutôt.
L'homme tenais relativement bien au poison. Comme tout les villageois, il leur avait fait confiance. Des medecins du village qui soignaient si bien.... Juste le temps de gagner la confiance. Une épidémie avait atteint les gens, et ils donnaient les remèdes... Et quel remède! Définitif, si l’on puits dire. En quelques jours, ils furent décimés. Il n'y avait jamais eu d’épidémie. Ce n'était qu'un prétexte pour raser la ville et les habitants.
- On vous faisait confiance...
- La confiance est une arme que l’on donne trop facilement à ses ennemis. Même si vous avez mis le temps, vous nous l’avez donné. Votre erreur a été de ne pas reconnaitre des insensibles à vos causes.
- Vous le paierez, pour ma femme, pour ma ville, pour les villageois!
- Ne jouez pas au héros, pensez plutôt à ce qui peux vous rester. Comme votre vie.
Le gouverneur ne l'écouta pas, et lança ses balises. Il était affaibli par le poison. Arsen tendis simplement le bras vers lui et s'avanca au plus près.
- Cela vous apprendra à m'écouter.
Une gerbe de feu s'élança, dévorant tout l'air devant lui. Laygarde se mis à tousser très fortement. Le feu ne l'avais pas atteint, mais l'air de ses poumons était brulé. Ajouté au poison, il n'allais pas survivre longtemps. Dejà trop éloigné, il n’entendis pas le râle de regret du gouverneur de la ville :
- Matsuko... Ma puce... Veillez sur elle, Florianne Nekros.
L’eniripsa incendiaire appela une collègue vêtue d’un chapeau pointu, tourné de dos.
- Maure? Tu viens, on en a fini ici.
- J’arrive...
L'enie blanche regardait quelques cadavres. Une mère avait en vain essayé de protéger ses enfants du feu, mais les morts se consumaient déjà.
- Tu pense à notre fils?
Maure releva les yeux.
- Je sais qu'on a fait le bon choix, mais.... Il semblerais qu'il soit parti de l'orphelinat depuis un moment....
Arsen la pris dans les bras.
- On va le retrouver, il ne doit pas être si loin.
Arsen regarda la ville flamboyante. Arsen regarda la ville flamboyante. Une silhouette massive attira son attention, vers sa gauche. Un grognement.
- Maure, il y avait des mulous dans la fôret ?
- Je ne crois pas...
Arsen regarda dans les flammes. Un monstre géant couvert de poils, à l’allure humaine mais qui ne devait pas être humain, venait de tuer d’un coup de griffe le survivant de la maison voisine. Ses yeux brillents comme s'il avait des flammes dans les yeux. La Bete leva le regard vers eux.
- Un Mulou enragé.
Dans un grognement dantesque, la bete vira dans leur direction. Le temps du saut, Arsen dirigea son anneau gris vers les cadavre de la mère et de ses fils, la main gauche tendu, paume verticale.
- Levez-vous et occupez-le !
Sitôt dit, la mère et les enfants se levère et sautèrent comme des enragés sur le monstre. La Bete, excitée par le sang frais des cadavres sur pieds entreprit de les déchirer. Ce laps de temps suffit au duo pour courir droit vers la sortie du village.
Un mulou enragé, ici ? Surement une bete égarée attirée par la quantité folle de sang répendu en ville.
C’était la seule explication plausible.
La pupille du monstre devint blanche un court instant. L’homme caché sous le mulou se demanda s’il avait bien vu ce qu’il avait vu.
Non, personne ne pouvait rammener à la vie. Personne.
Il fixa ses griffes couverte de sang, avant de reprendre son carnage.
Peut-etre ne sont-ce pas de simples personnes ?
Il les retrouverait, foi d’Eldred, Chasse Prime confirmé.


Aujourd'hui.... Arsen a trente sept ans, et Maure, trente cinq.
Arsen regarda le soleil. Combien d'année attendaient ils? Dix sept ans exactement. Ils n'auraient même pas à aller le chercher. Il arrivait tout seul.
Maure était partie trouver le necessaire. Il fallait reformer une famille. Les démons commencaient déjà à être à ses trousses. Il fallait le rallier, maintenant.
Maudis des Dieux. Arsen avait vu. Même son fils en avait subis le courroux. Porte poisse ambulant, et si sympathique malgré tout. Condamné aux malheurs éternels.
Les Körudo reviendrons au complet.
De grès ou de force.
"Silk est au courant, et il ne sera surement pas contre une recrue de plus...."
On vous cherche toujours moins dans une cachette visible de tous.
Guilde des Voleurs de L'Ombre.
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Albynn

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Conjoint (e) : (anciennement)Matsuko Laygarde(decès)
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Métiers : Récoltes, MAD, cuisinier.
Humeur : Toujours l'air tristounet.

MessageSujet: Re: Né Eniripsa, la poisse de l'albinos?   Ven 9 Nov - 0:21

{Ceci s'est passé IG, l'an dernier. Il, bien evidement, rencontré Arsen et Maure depuis ce temps là, de manière concrète. Arsen et Maure ne faisaient pas partit de mon BG de base, uniquement le paragraphe où le moulin est attaqué par le couple. Puis ceci, ci-dessous, et arrivé IG, et mon BG s'est élaboré.]

« action, suspicion et catastrophe »

Les Trois Tisseurs étaient à la taverne. La seconde Cryptale notait les
prochaines commandes que dictait la chef Matsuko, tandis que le
concierge Albynn se faisait une liste mentale des matériaux nécessaires.
La taverne était déserte, cette nuit. Cela arrivait fréquemment.
Soudain, la porte fit un grand bruit qui résonna dans la taverne.
Completement essouflée, Khaline dite L’Ardente venait d’entrer. Ou
plutôt, restait sur le palier.
- Khaline ! Une nouvelle importante ?
La iop entreprit de se remettre de sa course effrénée. Elle leva le
regard vers sa chef, et sans attendre que son souffle revienne, dit :
- Les deux Eniripsa... Ils ont tué Griffe-Blanche !
Cryptale en fit choir son carnet de surprise. Matsuko resta interdite, puis s’approcha rapidement :
- Ils sont encore loin ?
- Non, ils étaient sur le chemin de Brakmastrub quand ils lui sont
tombés dessus ! Et la femme... Elle est d’un blanc laiteux aux yeux
rouges.
Sans écouter les détails, Matsuko se rua dehors en hurlant :
- On y va, illico !
Durant ce temps, les trois autres étaient restés à l’interieur de la
taverne. Cryptale et Khaline fixaient le concierge sans piper mot, mais
n’en pensaient pas moins. L’eni était choqué. Une albynos ? Alors il y
en avait d’autres ?
La seconde de guilde, Cryptale, dardait son regard jaugeur sur lui. Elle
savait que quelque chose n’allait pas avec ce gosse. Était-il là comme
espion de la part des Brakmariens ? Elle cherchait le moindre signe de
panique chez le gosse, mais elle n’en vit aucun. Il avait juste l’air
estomaqué, comme s’il n’en croyait pas ses oreilles. Khaline tourna les
talons pour rejoindre sa chef, laquelle avait fait demi-tour pour les
rappeler :
- J’ai dis au trot ! Aller, vite !
Cryptale sortis, décidant de se méfier encore plus du concierge à
l’avenir. Il pouvait etre là en reconnaissance depuis le début, jouant
le « pauvre petit martyr » pour mieux se cacher...
La chef cria :
- Al ! Tu viens aussi !
La mort dans l’âme, le concierge exécuta. Il avait peur. Que ferait il
s’il se retrouvait face à ses parents, puisqu’il semblait en etre ainsi ?
Tous les éléments concordaient. L’attaque du moulin. La couleur de
peau. La chronologie. L’orphelinat qui les avaient vu partir vers le
sud... du coté de Brakmar.
Plus que sa réaction ou celle des Brakmarien, il redoutait les réactions
de Matsuko. Sa chef bien aimée le tuerait sans vergogne, surement. Sans
piper un mot, tout les quatre courraient comme des dératés vers la
grille fermée de Brakmar.
Khaline fut la première à trouver un indice :
- Hey, venez voir !
Les trois dames se penchèrent au dessus de l’objet violacé et brillant.
De son coté, l’eni se demandait s’il ne devait pas en profiter pour
s’enfuir. Il n’était pas sur d’être à la hauteur pour se battre contre
ses parents. Pire, il avait peur de les voirs. Et s’ils lui demandaient
de venir, que devra-t-il faire ?
Abandonner sa famille et se battre contre les Tisseurs ?
Abandonner les Tisseurs et se battre contre sa famille ?
La situation le mettait dans une impasse.
Néanmoins, il ne ficha pas le camps. Il s’approcha pour regarder l’objet
trouvé. Un morceau de fiole, avec un bout d’étiquette. « ..um.. »
- Cherchons les morceaux manquants, on sera peut être sûr que l’on ne se trompe pas de cibles.
Il avancèrent, de plus en plus vers la grille fermée de Brakmar. Arrivés
à quelques mètres de celle-ci, ils avaient trouvé le dernier morceau
d’étiquette de de fiole. Une longue fiole violacée. L’étiquette
indiquait « Brume ohmienne ».
- Je reconnait ça. On en a retrouvé à Ohm. Et c’est le nom qu’ils ont
donné à cette fichue technique. Une brume inflammable qui prend feu avec
une étincelle.
Matsuko rageait. Ca ne leur suffisait pas, Ohm, ses parents, sa ville,
plus les autres ? Il leur fallait Griffe-Blanche en plus ?
L’eni fixa la fiole, oreilles basses. Ce devait être ça qui avait fait flamber si facilement le salon-bar...
Khaline leva les yeux et poussa un cri, pointant derrière la grille.
- La-bas ! Vous l’avez vu ?
Tout le monde se précipita vers la grille. Cryptale croisa les bras de manière savante, répétant un enchainement magique.
- Je vais y faire un tour, je pense pouvoir le rattraper.
- Je crois que c’est l’homme. Il est planqué par une cape, j’en suis pas sur.
Accroché aux barreau, l’eni fixait le lointain. A quoi ressemblent ils vraiment ? En même temps, il voulait savoir...
La xelor passa derrière le portail et se mit à avancer de plus en plus vite. Elle devint presque un point quand...
Il y eu des traits de lumière, des points lumineux lui fonçaient dessus.
- Cryptale !
Matsuko reconaissait ce genre de chose. Des flèches de feu. Il y avait
des gardes, bien sûr. Cryptale faisait demi tour aussi vite qu’elle le
pouvait. Des flèches lui passaient pas loin alors qu’elle courrait en
zig-zag pour les éviter.
- Tu y es presque !
Comprenant que les flèches allaient leur foncer dessus une fois que
Cryptale serait sortie, la chef, la iop Seconde et le concierge allèrent
se mettre au couvert des rochers. Pusi cryptale du s’arrêter pour
passer de l’autre coté de la grille.
- La grille ! Cryptale !
Matsuko empoigné son arc, et hurla :
- Attaquez vous à quelqu’un de votre calibre !
Sa coiffe prespic se mit à luire d’un aura rouge, puis elle tira des
flèches comme jamais, arrêtant celles qui pouvaient toucher la xelor
Seconde. Celle-ci ne perdis pas de temps et se téléporta derrière la
grille. Matsuko décochait flèche sur flèche. Cryptale vint se mettre
derrière le rocher de gauche, à coté du concierge.
- Qu’est ce qu’on fait ? Ils ont tout leur temps, on ne peut pas rester ici éternellement !
- Battez vous jusqu'au bout, prenez des arcs ! On va leur montrer à ces tête brulées !
Maitre d’armes à distance, Al lança un arc rudimentaire à chacun. La iop
avait du mal a manier l’objet sans manquer de le briser. Puis une
flèche se planta au centre du chemin et explosa dans un puissant
souffle.
- Flèches explosives ! On doit filer de là, vite !
Matsuko regarda Khaline et lui ordonna :
- Cesse de tirer et court jusqu’aux rochers suivants, immédiatement !
Khaline harda l’arc en main et couru comme une dératée. Plusieurs
flèches filèrent dans sa direction. Matsuko tirait sur les flèches, les
laissant brisées au sol. Cryptale en ralentissait un certain nombre,
suffisamment pour qu’elles soient influencées par les coups de vent
d’Al. Une sorte de grosse boule de feu fusa vers Cryptale. Elle eu juste
le temps de la ralentir au maximum. Matsuko garda son énergie,
s’occupant de ses flèches et de celles du second groupe.
- Cryptale, renvoi ça en arrière !
- Impossible, je suis déjà au maximum supportable, et elle avance encore !
Al tendis la main, une bulle d’eau se forma dans sa mains et il l’envoya
sur la flèche explosive. Dans la bulle en gravitation, un petit courant
tournait du bas de la bulle vers le haut, en rotation.
- Al, grouille, je vais pas tenir longtemps !
Sous le mouvement du courant, la flèche changea de sens.
- Lâche tout !
Tout trois se planquèrent derrière leur cachette tandis que la flèche
repartis en sens inverse. A environ une vingtaine de mêtres, Khaline les
attendaient.
- Courrez, vite ! Tous à couvert avec Khaline !
Les deux femmes coururent vers la iop Seconde. La flèche venait
d’explosé, coupant le flux de flèche un court instant. Trop peu pour que
tout le monde se mette à couvert, se disait le concierge. Au lieu de
courir vers le fond, il fila droit vers la grille.
- Albynn ! Joue pas au héros !
Sans écouter la chef, l’eni avait préparé une bulle d’eau dans sa main,
qui grandissait de plus en plus. Il vit une nouvelle vague de flèches
qui arriveraient dans environ quatre seconde. Il fit un mouvement pour
jeter le bulle, et elle s’étala le long de la grille, créant un barrage
magique. Les flèches traversèrent l’eau. Plusieurs firent des griffure à
l’eni, puis il repris sa course de plus belle. Comme il le pensait,
Cryptale et Matsuko n’étaient pas à couvert quand les flèches avaient
passé la grille. L’un d’entre eux aurait pris une des ces flèche dans le
dos, et cloué au sol. Le barrage d’eau n’empêchait pas les flèches de
passer, mais elle les ralentissaient considérablement. Les flèches
s’échouaient mollement devant la grille. Il y eu une suite d’explosion.
Toute une volée de flèches explosives. L’eni était juste assez loin pour
atteindre ses compagnons sans se faire prendre dans l’explosion. Les
cheveux et les bandelettes voletèrent sous le souffle. Arrivant à leur
niveau, l’eni pensa se mettre derrière un rocher, mais toutes les trois
se mirent debout et coururent, loin des grilles. Matsuko soufflait. Son
Shushu Trocas venait de lui prendre de sacrée force. Mais elle avait
besoin de sa force pour envoyer ses attaques assez fort et vite pour
contrer le plus de flèches.
- Attention !
Khaline hurla l’avertissement à sa chef. L’eni regarda en arrière,
pensant voir des flèches chercheuses, mais il vit des batisseurs qui
leur courraient après. Il en venait plusieurs. Des chargés de Brakmar
pour les arreter ?
Khaline hurlait l’avertissement à sa chef, au moment ou un éca sauta
d’un toit. Cryptale balança un fletrissement qui mit le bâtisseur KO.
Caché, deux yeux fixaient les fuyards sans rien faire d’autre. Al jouait
de ses fioles de frayeur pour repousser les bâtisseurs qui se cassaient
la figure, perdant l’équilibre dans leur course. Cryptale
ralentissaient ceux de droite, Matsuko ceux de gauche. A l’avant,
Khaline frayait le chemin à coup bourrin de iopette. Puis il n’y eu plus
personne. La statue du Capitaine.
Chacun repris son souffle.
- On sait qu’ils sont bien à Brakmar, maintenant.
Les une et autres acquiescèrent. L’eni espérait se faire oublier. Les trois femmes l’oubliaient déjà... Ou presque.
- Pas mal ton idée de barrage, Al, mais si tu t’étais pris une flèche mortelle, je t’aurais achevé moi-même !
- Pardon, Matsuko.
Il évitait délibérément le regard furieux de la Chef. Cryptale était
décidée à ne rien dire, et Khaline n’avait rien à lui reprocher.
- Branle-bas de combat. On va surement devoir précipiter les choses. Et
d’abord, passer en vitesse supérieure pour le recrutement.
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