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 Confidences d'un fantôme.

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Varouschkä

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MessageSujet: Confidences d'un fantôme.   Ven 10 Déc - 11:21

Poussiéreuse, éclairée de quelques bougies, la pièce pouvait en contenir encore une bonne moitié. Alignées, leur lumière verdâtre dansait en rythme, bercée par les flammes. Quelques unes brillaient un peu plus, agonisantes, jusqu'à ressembler à leurs comparses, anonymes et définitivement perdues. Il était impossible de chiffrer cela. Seul le Registre, dans son écrin pouvait détailler l'ampleur du massacre.

*Grincement du bois, bruits de pas, serrure se tourne, porte s'ouvre, ombre entre*

Il ne fallait pas être suivi ni vu dans les parages. Chaque geste était réfléchi. Une main, dépourvue de chair sortit de sa poche un tissu pourpre dissimulant une forme ovale, le déposa délicatement sur la table haute près du mur. À peine le tissu retiré, une lumière d'un vert éclatant éclaira toute la pièce. Elle venait tout juste d'être capturée. On pouvait l'entendre se frotter à la pierre translucide, lascive, perdue. Une brume épaisse au travers indiquait clairement sa présence. Un butin de toute beauté. La pierre placée sur son étal, parmi les autres, fut immédiatement étiquetée. Le Registre s'ouvrit afin d'inscrire la nouvelle venue puis se referma, rejoignant l'ombre de son antre de velours.

*Ombre se glisse, porte se ferme, serrure s'enchaine, pas se feutrent, bois se meurt*

Le tas d'os semblait pressé. Il se faufilait à travers les Landes, épié par les corbacs, se retournant au moindre bruit suspect. La sécurité avant tout. Il disparut soudainement. L'art de l'invisibilité était indispensable pour son travail. Rien ne devait se savoir. Par Sram, rien.

La fenêtre était ouverte, signe de transaction imminente. Il fallait donc retrouver son contact à quelques ruelles de là, derrière l'atelier. De ses mains habiles, le disciple de Sram fit rouler un faux kama au sol, qui finit sa course dans la bouche d'égout. Une ombre à l'angle se montra furtivement. Il fit le tour par la gauche, grimpa sur les tonneaux de vin, se hissant sur le toit d'une bâtisse. Le contact était déjà là, les bras croisés, silencieux. La main sans vie tendit un rouleau de parchemin. Lu avec attention, on le déchiqueta avec le même soin. Il finit par brûler entièrement. Avant que les cendres ne se consument, les deux individus avaient déjà quitté le toit.


[voici donc un nouveau background sur...quelqu'un !]


Dernière édition par Varouschkä le Jeu 10 Fév - 8:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Confidences d'un fantôme.   Dim 12 Déc - 10:52

Quelque part dans les Landes, deux diamants noirs, hypnotisés par cette rêverie verte qui scintille dans la pénombre. Ils suivent ses mouvements, imperturbables, jusqu'à ce que la féerie laisse place à l'agonie. Lumière devient lueur, prunelles se détournent. À peine rassasiées qu'elles en demandent encore. Spectacle étincelant, à l'infini. Noires pensées pour retrouver le plaisir inégalable dans ses yeux, définitivement accrochés à la lumière.

"Lorsque cela était possible, une visite au Sanctuaire - c'est comme cela qu'il se faisait appeler entre eux - se faisait. À n'importe quel moment de la journée on pouvait y accéder sans souci, l'endroit avait été minutieusement choisi. Une enquête de plusieurs semaines avait recensé le nombre de passage à 50 lieues à la ronde. Cela devait être le lieu le plus désert de tout Kuri. Il faut dire, ce n'était pas très accueillant. L'herbe, rase, sèche griffait la peau. Les arbres tous morts étaient inutilisables. Impossible de faire un feu correct, l'humidité empêchant toute propagation. D'une qualité médiocre, s'effritant au moindre frottement, une horreur pour tout artisan. Seuls quelques corbacs et scorbutes vivaient dans cette forêt lugubre. Il n'y avait point d'habitations, auberge, ni taverne. Un carrefour humainement vide. Plus ou moins. Car sous cette terre stérile, enfermés dans des centaines de pierres, gisent guerriers, marchands, fermières, traitres et innocents. Depuis maintenant 5 mois ou bien plus, un carnage silencieux s'exécute sur nos terres. Nous perdons nos hommes, nos femmes et même nos enfants. Et je sais que mon heure approche. Je suis le témoin de la naissance d'un monstre, et ce que je vais vous raconter à présent, vous permettra j'espère d'arrêter ce massacre. Moi, Hellias De Dole Haar, vais vous parler de la Meurtrière aux Reliques."

Il ferma son journal, d'une main tremblante. Des mois qu'il cavalait pour sauver sa peau. Il avait tenté de changer de nom, de vie. Mais ce n'était que retarder sa mise à mort. Maintenant qu'il se savait gravement malade, il fallait que la vérité se sache. Aurait-il le temps d'écrire la suite ? Il savait qu'on le trouverait bientôt, tout n'était qu'une question de temps...La maladie, la pierre, l'un comme l'autre le glas sonnera la fin de tout cela.
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MessageSujet: Re: Confidences d'un fantôme.   Mer 22 Déc - 2:05

La sueur perlait sur son front pâle, glissant jusqu'à ses lèvres sèches. Déshydraté, perturbé, avachi, il n'avait plus rien du distingué bourgeois voleur qui paradait autrefois dans la cité blanche. Ses cheveux chutaient, laissant paraitre un crâne pointu sur son sommet. Les contrebandiers avec lesquels il travaillait ne l'aurait sans doute pas reconnu. La maladie n'était pas seule cause dans l'état de cet homme, la peur et le désespoir avaient contribué à la déchéance de son corps et son esprit.

Il n'avait pas écrit dans son journal depuis plusieurs jours. Une semaine de voyage l'avait conduit chez un alchimiste, acheter quelques onguents pour prolonger sa vie encore un peu. Un détour quatre jours lui permit d'éviter les villages trop peuplés, les témoins de mauvaise augure et autres espions. Deux jours pour atteindre une maisonnette abandonnée qu'il avait repéré quelques mois auparavant. Pour éviter qu'on le reconnaisse, Hellias voyageait déguisé. Une arme magique lui permettait de revêtir une tout autre apparence. Enfin, pour masquer son odeur, il se recouvrait chaque soir d'un mélange de poudre de Fourbasse et de sang d'Oni.
Il dormit deux jours consécutifs, épuisé par ce long périple. Il se maudissait d'être dans cet état physique. Il avait une chose terriblement importante à faire. Localiser le Sanctuaire. La seule fois où il avait mis les pieds là-bas était le jour de l'accident. Pour le reste, quelques taverniers bavards - qui étrangement ne vécurent pas longtemps après leurs aveux - lui avaient permis d'en savoir un peu plus. Mais chaque information qu'il obtenait en laissait une pour ses poursuivants. Tout se sait dans le milieu.


Ce soir là, il tentait éperdument de se souvenir du chemin emprunté pour arriver jusqu'au lieu du massacre. C'était de nuit, il courait, suivant une ombre rapide à travers bois. Une impasse. Un trompe-l'œil. Oui, mais où ? Impossible de s'en souvenir, il devait reprendre le chemin depuis le début, une dernière fois. Au péril de sa survie.

"Je ne peux vous en dire plus à propos du Sanctuaire, mais je peux au moins vous révélez quelques points importants. La Meurtrière aux Reliques n'est pas seule. Elle a à son commandement, 5 personnes. Le seul nom que j'ai pu entendre est Torture la Balafrée, sordide surnom je présume. Un tavernier de Brakmâr m'a informé dernièrement sur cette femme. Une adepte de Sadida à la chevelure aussi sombre que la nuit, avec une balafre qui lui traverse le dos. On dit qu'un de ses ennemis, avant de s'écrouler, lui taillada le dos de la pointe de son épée. Comme ce surnom l'indique la pratique de la torture est son passe-temps favori. Je ne sais pas comment elle s'occupe de ses victimes, je ne veux pas le savoir ! Elle a environ 30 ans, mais rien n'est dit, quelqu'un qui manipule la nature peut tout aussi bien manipuler la jeunesse...Sachant que Brakmâr est son berceau, je trouverais certainement quelqu'un pour m'informer. Je ne peux plus prendre le risque de me déplacer autant. Je suis réfugié dans une maison abandonnée mais je ne puis vous dire où. Si mon journal tombe entre de mauvaises mains, tout ceci aura été vain, ma mort y compris."

Hellias referma son journal. Lorsqu'il aura réuni assez d'informations, il se rendra lui-même à cette taverne. Là-bas, on pouvait engager des mercenaires pour tout type de contrat. Capturer un groupe de criminels ne devrait pas leur poser de problèmes. Il avait ouïe dire que La Milice Écarlate était très efficace pour faire couler le sang. La justice serait son dernier recours. Les fourberies du Royaume d'Allister illustraient parfaitement l'esprit d'honnêteté des Juges et autres Hommes d'État. Dans les deux grandes Cités, chaque camp était trop occupé à grignoter les terres de l'autre. Il devait absolument rassembler le plus d'informations pour que les miliciens n'aient plus qu'à attraper le gros poisson. C'était là le dernier acte. Mourir en honnête homme, cela n'était pas prévu pour Hellias de Dole Haar, voleur depuis sa plus jeune enfance.


Dernière édition par Varouschkä le Ven 8 Avr - 9:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Confidences d'un fantôme.   Jeu 10 Fév - 9:07

Le message aurait pu arriver à destination. Il avait trouvé la force et le courage de sortir de sa cachette, de se diriger vers la Taverne du Poney qui Tousse, prêt à remettre son destin et celui de centaines d'habitants entre leurs mains. Son précieux journal au fond de sa besace, accoutré de son déguisement de mendiant, il avait boitillé à travers les chemins les moins empruntés, prenant le risque même de se frotter à quelques bestioles agressives. Une simple torche lui permettait de maintenir une distance de sécurité entre ces instruments de mort et lui. Hellias n'avait plus qu'une demi-heure de marche avant d'arriver à destination. L'espoir avait regagné son esprit, tant et si bien que sa méfiance se laissait grignoter au fur et à mesure de ces entre-pas...Est-ce cela qui l'empêcha de sentir qu'autour de lui, l'étau se refermait silencieusement ? A-t-il senti, quelques secondes avant que son cœur cesse de battre, que la fin était proche ? Aurait-il eu le temps de crier, si ça n'avait pas été aussi rapide et brutal ? Autant de questions sans réponses qui ne le feront pas revenir.

Malgré la rapidité de l'acte, ses derniers instants furent pour lui une véritable éternité. Son corps, projeté au sol...Sa tête, maintenue par un pied...Ses bras immobilisés par des ronces qui enfoncèrent leurs épines empoisonnés à travers lui...Le bruit d'une arme qui sort de son fourreau, des pas, un silence solennel. Une attente interminable, puis le bruit de la chair qui transperce la colonne vertébrale pour atteindre le cœur...Un gémissement s'échappe, rien de plus. Hellias sait très bien que ce sont elles, l'odeur écœurante du parfum de la Meurtrière lui viole les narines jusqu'au dernier instant. Dernier instant où il croisera ses yeux macabres. On le retourne. Il crache du sang, essaie de dire quelque chose mais n'a pas le temps, il sent qu'il part...Elles l'observent, impassibles.

Ses yeux noirs prennent soudain cette intensité folle qui caractérise le début du vol. Il n'a pas le temps de comprendre ce qu'il va se passer, bien qu'il s'en serait douté. Deux mains osseuses tendent une pierre terne...elle passe de l'une à l'autre, reniflée, inspectée, adorée...Elles ne perdent pas de temps, l'âme risque de s'échapper. Elles incantent en chœur, les mains rassemblées autour du corps ensanglanté. Une brume s'échappe alors et en quelques instants se fait aspirer par la pierre. La Meurtrière pousse des cris de joie au fur et à mesure que la lumière verdâtre s'intensifie. Encore quelques secondes...Voilà...Adieu Hellias.

Le corps vide fut ramassé, ses affaires rassemblées dans un sac. Le premier finit au fond des eaux de Sukofia, le reste dans une poubelle quelconque du village le plus proche. Aucune des 5 n'eut la jugeote de vérifier le contenu du sac...Le journal y reposait, intact.
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MessageSujet: Re: Confidences d'un fantôme.   Lun 4 Avr - 0:52

D'abord entre les mains d'un fouineur sans le sou, puis vendu contre une maigre somme en échange de quelques bières insipides, elle passa entre les mains d'un bibliothécaire qui l'exposa dans son magasin. La vie d'Hellias valait aujourd'hui 1 500 kamas, achetée par ce collectionneur de couvertures de livres. Il avait sauté sur ce bouquin, en cuir noir piqué de fils d'or sur le pourtour. De belles finitions, à peine abîmé, c'était une belle affaire. Une opportunité qu'il avait saisi au bon moment, devançant cette disciple de Sram, bien trop vulgaire. Elle l'avait hélé, tentant de re-négocier le prix du livre. L'homme avait refusé net, crachant au sol le dédain qu'il lui portait. La femme masquée n'avait pas insisté et avait disparu parmi la foule mouvante des rues d'Astrub.

Notre collectionneur vivait à l'Orée de la forêt des Abraknydes dans une modeste demeure, pas trop isolée, pas trop voyante. C'était une journée ensoleillée, parfaite pour travailler dehors. Il allait épousseter le livre, le nettoyer de fond en comble, que le cuir brille et que l'or se reflète dans ses yeux. Ses yeux abîmés par le temps, mais toujours aussi amoureux des livres. Plusieurs centaines d'ouvrages s'amassaient dans sa bibliothèque. Certains sous un vitrail, protégés de la lumière et des attaques extérieures. Des attaques...


Il n'est pas question d'échouer pour l'assassin qui se cache derrière la maison, rapidité, efficacité, disparition. La mission est simple et directe. Il n'était même pas question de tuer le bonhomme, car il n'aurait pas le temps d'identifier le voleur. Alors pourquoi l'atmosphère pue la mort ? Pourquoi a-t-elle affûté ses dagues ? L'instinct de mort. Lorsque cet assassin ôtait la vie de ses victimes, l'acte était si naturel, évident, récurrent qu'elle ne se rendait même plus compte de ce détail.

Le vieil Homme sifflote tout en sortant son attirail de nettoyeur. Une loupe oculaire, des pinceaux, quelques petites brosses et une sorte de résine d'Abraknyde. Il rentre chez lui, sans doute a-t-il oublié un outil. L'assassin se positionne furtivement derrière un chêne, activant sa technique d'invisibilité. Les pious et autres piafs se taisent soudainement enveloppés dans cette bulle mortelle qui gagne en intensité. Dans quelques minutes le sang du Collectionneur se mêlerait à la terre, glisserait sur la table en bois, gouttant sur son matériel, dans une solitude totale. On retrouverait son corps dans quelques semaines, par un voyageur ou un groupe d'aventuriers. Ceux-ci fouilleraient la maison, à la recherche de choses à piller, ou si ils ont une meilleure âme enterrerait le corps, et lui offriraient le repos éternel. Le livre serait récupéré par l'assassin et remit à la chef. Et enfin, plus personne ne dérangerait le massacre de la Meurtrière aux Reliques.

Mais les choses ne se déroulent pas toujours comme on le souhaite, les invités imprévus peuvent chambouler le destin...
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MessageSujet: Re: Confidences d'un fantôme.   Ven 8 Avr - 1:25

C'était un chemin qu'elle ne prenait jamais, pour ainsi dire c'était la première fois. La colère avait mené ses pas jusqu'ici, sans qu'elle s'en aperçoive. Le soleil se faisait discret dans cette forêt, le jour se distinguait par quelques échappées de lumières qui transperçaient la touffe des arbres. Elle était perdue. Elle avait couru et marché plusieurs kilomètres, sans vraiment regarder où elle allait. Aucune potion de rappel ni de cité, aucun panneau n'indiquait une route proche. Marcher droit devant était la meilleure solution pour se sortir de cette sombre forêt. Une vingtaine de minutes plus tard, elle semblait sauvée. Une clairière au loin, une maisonnette, un feu. La jeune femme demanderait son chemin ou marchanderait une potion de téléportation. Et si personne ne s'y trouvait elle élirait domicile pour la nuit. Elle n'avait aucune envie de croiser quelqu'un qu'elle connaissait. Une envie insoutenable de faire le vide, de réfléchir à son avenir, de faire le point. Peut-être même qu'elle y resterait jusqu'à ce qu'on la jette dehors.

La Mort se trouvait à l'opposé d'elle, dagues levées, prête à bondir sur sa cible.


Le vieil homme sort de la maison, se cache du soleil avec la main. Il retire doucement son gilet en laine de boufton noir, le pose délicatement sur un tabouret. Il se frotte les mains, rugueuses et ridées, le temps ayant fait son œuvre. Un soupir, un sourire puis un craquement de doigts, il attrape sa petite brosse d'un main, sa loupe de l'autre et entame le nettoyage de la couverture. Absorbé par ses travaux, le collectionneur fait abstraction de ce qui l'entoure. Et l'ombre qui surgit dans son dos ne lui cria pas, que la Mort était là pour lui. On entendit un cri.

C'était de justesse, quelques secondes de plus et c'était trop tard. Mais elle avait eu le temps, et l'Assassin pas assez. D'un bond magistral, elle avait atterrit juste à côté de l'Assassin prêt à planter ses dagues dans le dos du vieil homme. La jeune inconnue lança un souffle pour le séparer de l'assaillant. Elle poussa l'ennemie contre la maison avec une force incroyable. L’Assassin butant contre le bois, étourdi ne put riposter. La jeune femme avait l'avantage. Sa technique d'attaque était brutale, une disciple de Iop sans doute. Rapidement elle rossa l’Assassin du mieux qu'elle put. L'attaquante était coincée, genou à terre. Une brèche lui permit de riposter et de blesser la Iop, enfonçant dans son épaule une de ses dagues empoisonnées. Résistante, l'inconnue sortit à son tour des dagues, qu'elle positionna en croix, contre la gorge masquée de la disciple de Sram. Elles soufflèrent en chœur, se fixant du regard. Toutes deux saignaient abondamment. L’Assassin tenta sa chance en invoquant un parfait sosie de sa personne, mais ce fut inutile. L'inconnue eut le temps de déchirer la capeline de la vraie Sram et n'eut aucun mal à distinguer le vrai du faux. Dans un cri bestial, elle assena une véritable concentration de force en un seul point. Son thorax reçut cette décharge de rage, et la Sram tomba, vaincue.

L'inconnue blessée se tourne immédiatement vers le vieil Homme, tenant à peine debout. Choqué, tremblant, il met quelques secondes à sortir de sa torpeur. Malgré l'âge il se lève d'un bond et vient soutenir la Iop. Il l'aide à s'asseoir, recule qu'elle puisse respirer. En un mouvement rapide, elle retire la dague de son épaule, pousse un hurlement étouffé par le poing qu'elle mordait. Elle jure, s'adressant à sa divinité. Le vieil Homme ne sait pas quoi faire, il tremble encore réalisant peu à peu qu'il a frôlé la mort. Il réussit simplement, dans quelques balbutiements à demander si la femme à terre est bien morte. Ce que l'inconnue s'avise de vérifier immédiatement. Elle retourne le corps avec le pied, la Sram a les yeux clos et ne bouge plus. La Iop s'approche doucement afin d'écouter les battements de son cœur. Le vieil homme retient son souffle, le silence règne.
Et là, le sang jaillit de nouveau.


[Hrp : j'ai un peu de mal avec les descriptions de combat, surtout entre deux "inconnus" la répétition est un peu lourde]
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