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 Histoire d'un élégant voleur

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Edmond-Nocle
Milicien
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Messages : 14
Age : 29 ans
Conjoint (e) : Quelqu'un!
Localisation : Eh bien, là où vous me trouverez-rez-rez!
Métiers : Magicien(-cien-cien)
Humeur : Jovial, joyeux, gai, heureux, content!

MessageSujet: Histoire d'un élégant voleur   Jeu 16 Déc - 7:31

[Voilà, je tenais absolument de faire de ce personnage réellement quelqu'un, avec une histoire et tout le bardal. Voici donc le premier chapitre!]


Chapitre 1: «Moustache, vous avez dit moustache?»


Un soleil luisant dans le ciel de sa tendre et douce lumière. Une plaine superbement verte, où la rosée du matin se plaisait à se poser. Le village d'Amakna, par un beau jour de printemps de la 620ème année. Jour de marché, qui plus est. Les magasins commencent à ouvrir. 8 heures du matin. Les clients ne vont pas tarder à pointer le bout de leur nez, comme chaque semaine. Ils achèteront foule d'objets pas toujours
très utiles, comme chaque semaine. Et il sera là, comme chaque semaine. L'homme à la moustache la plus grandiose du continent, et l'un des rares personnages de ce monde à porter un monocle, qu'il changeait régulièrement à la grand joie de son fournisseur! Edmond Nocle, père. Un brillant homme, qui avait énormément réussi dans sa vie. Dont le fait d'avoir été élu «L'homme à la moustache» par le grand concours, et ce 10 ans de suite!


Comme chaque semaine, il viendrait regarder les bibelots qui traînent, en espérant pouvoir trouver quelque chose lui permettant d'inventer de nouveaux tours de magie. Car cet homme, en plus d'être riche, était un excellent magicien. Oh, mais il n'utilisait pas de sorts, car il avait choisi de ne prêter allégeance à aucun dieu, car rappelons-le, seul les disciples d'un dieu ou d'une déesse était naturellement capable d'avoir recours à la magie. Mais lui, il inventait ses propres tours, et il était notamment capable de faire apparaître des colombes ou bien encore de disparaître totalement dans un nuage de fumée! Et grâce à une cape de son invention, qui lui conférait la possibilité de planer, il sautait sans crainte d'une falaise! Cette renommée de magicien, en plus de celle d'être l'homme à la plus
belle moustache -ce qui contribuait à sa fierté personnelle plus qu'à une réelle réputation-, faisait de lui une personnalité connue du monde des Douzes. Mais ça lui valait également d'avoir un certain nombre d'ennemis, pour une raison ou une autre...


Il venait souvent au marché avec son fils, Edmond Nocle Junior. Alors âgé de 8 ans, il s'essayait également à la magie, et tout laissait présager que cet enfant allait avoir un très grand avenir dans ce domaine, au moins autant que son père. C'était un petit garçon charmant, joyeux, dynamique, qui adorait bouger et rire. Lui aussi, plus tard, voulait devenir «le meilleur magicien du monde!» comme il disait, et lui
aussi désirait avoir une superbe moustache, une fois qu'il aurait l'âge. Il tenait, comme beaucoup de jeunes enfants à cet âge là, son père en haute estime. C'était en quelque sorte son idole. Et on pouvait d'ailleurs le remarquer relativement facilement, car la ressemblance entre les deux était assez extraordinaire! Même gestes, même mimiques, même façon de parler... Et en plus, la génétique avait été dans cette voie, car ils avaient des yeux bleus et des cheveux noirs parfaitement identiques. On racontait que ce serait le père qui aurait utilisé un tour de magie pour modifier la grossesse de sa femme et faire en sorte que son fils lui ressemble. Mais ce n'était là qu'une bête rumeur qui, comme à chaque fois, était totalement fausse et inventée de toutes pièces par quelques mégères qui n'avaient rien d'autre à faire de leur temps.


Mais une chose était sûre, c'est qu'il venait chaque semaine, à la même heure, au marché. Et en effet, pour ne pas échapper à la règle, une fois l'horloge ayant sonné les neuf coups, on voyait apparaître dans la brume qui se levait le haut-de-forme blanc de magicien. Il se déplaçait souvent dans sa tenue de scène à l'extérieur, un trois-pièce d'un blanc éclatant, à croire qu'il ne laissait absolument aucune particule de poussière tomber dessus. Il n'y avait que chez lui qu'il prenait des habits un peu plus décontractés. Son fils, habillé bien plus simplement que lui, le suivait en sautillant un peu partout, comme à son habitude. Il adorait l'ambiance du marché. Peu après, tous les autres potentiels acheteurs arrivaient. Mais Edmond Nocle n'avait aucun mal à se frayer un chemin vers les stands qui lui plaisaient. Après avoir acheté un peu de nourriture, car même si il était magicien, il devait se nourrir pour espérer
survivre, il regarda de plus près les bibelots. Et par les douze dieux, il y en avait énormément! Mais son œil se baladait habilement entre les multiples objets présents, pour trouver la perle rare qui lui permettrait de mettre au point quelque chose de nouveau... Et il l'avait trouvé, en la présence d'une pierre à aiguiser, ce qu'il cherchait. Il sortit une carte à jouer de sa poche et se mit à en aiguiser l'un des coins, puis les trois autres. C'était maintenant devenu une arme extrêmement tranchante, sans aucun doute possible capable de vous taillader la peau! Satisfait de sa trouvaille, il demande à l'un des vendeurs, un nouveau à priori, car il ne l'avait encore jamais vu, son prix.


«-C'est 250 000 kamas tout rond mon bon monsieur! Répondit le marchand. C'est pour un cadeau?
L'emballage est offert par le magasin!
-Non, non. C'est pour un tour de magie, dit en souriant l'acheteur.
-Oh? Monsieur est magicien?»


Pour seule réponse, Edmond tendit ses bras vers le vendeur et, dans un nuage de fumée, il fit apparaître une dizaine de colombe qui s'envolèrent et, en passant au dessus du voleur, l'une d'entre elle laissa tomber au milieu de sa main la somme exacte. Le magicien prit alors son achat et s'en alla, devant les yeux ébahis de son interlocuteur.


«-T'as vu ça Rémon? Dit le vendeur, toujours la bourse dans la main, au second marchand. Ce type-là est incroyable!
-Hein? Tu n'as jamais entendu parler d'Edmond Nocle? 'Faut sortir un peu de son trou des fois! Ce gars est le meilleur magicien humain de tout le continent! Depuis la mort de sa femme -paix à son âme-, il a voué sa vie à ça!
-Eh beh... Et surtout, quelle moustache!»


En entendant cette phrase, sortant de l'ombre, un homme, disciple du dieu Iop si l'on se fiait à la croix qui ornait son torse nu, fit son apparition devant les deux marchands. Il portait un long pantalon noir, un peu trop large malgré ses jambes incroyablement musclées, mais pas de haut, ce qui lui permettait de montrer à ceux qui le voyait son torse, qui était également très musclé. Ses cheveux, dressés sur son crâne, étaient d'un rouge pétant, probablement suite à une teinture. Et ses yeux, couleur sang, laissaient montrer une haine immense.


«-Moustache? Vous avez dit moustache? Demanda-t-il d'un ton sec et froid.»

Rémon le marchand se retourna, soudain pris d'un frisson à l'écoute de cette voix, qui ne fut qu'amplifié à la vue de cet étrange et mystérieux personnage...


«-Euh... Oui... Edmond Nocle est l'homme à la plus belle moustache du continent répondit-il, tremblant.
-Je vois... C'est donc bien lui... murmura l'autre, avant de disparaître de nouveau dans l'ombre»


Les deux vendeurs se regardèrent, intrigués. Mais ils n'eurent pas le temps de se poser plus de questions, car déjà un autre client arrivait, attiré par un exemplaire unique d'épluche-patate.


Et pendant ce temps, le magicien et son fils rentraient chez eux, satisfaits de leur achat, alors que l'atmosphère devenait de plus en plus lourde et que le vent semblait emmener avec lui une odeur nauséabonde, et un murmure... Un long et calme murmure...


«Je l'ai trouvé.»
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MessageSujet: Re: Histoire d'un élégant voleur   Mer 29 Déc - 11:16

Chapitre 2: Fin d'une vie


Deux mois s'était écoulés depuis l'épisode du marché. Nous étions maintenant en Joullier, mois protégé par Hecate, période de soleil et de chaleur. L'été. C'était une période que le petit Edmond Nocle appréciait tout particulièrement. En effet, le jour l'emportait sur la nuit, et ceci lui permettait de sortir jouer plus longuement, bien évidemment avec l'autorisation de son père. Et en ce moment, il passait beaucoup de temps avec la petite Kayce, qui habitait le village, à un petit kilomètre de chez lui. C'était une jeune fille qui avait de l'ambition. Elle voulait devenir plus tard une disciple de Crâ, contrairement à sa mère qui était une Fécatte et à son père, un Eniripsa. Oh, elle les appréciait grandement, mais passer sa vie à aider les autres ou à les protéger comme ils le faisaient ne l'intéressait pas. Elle voulait vivre des aventures épiques, mettre à terre tout ses adversaires... Quoi de plus normal pour un enfant, que de vouloir partir à l'aventure? Néanmoins, ce n'était pas le point de vue de son ami. Lui, il voulait faire comme son père. Il voulait devenir magicien et effectuer des tours extraordinaires, être reconnu dans le monde entier! Il ne souciait pas d'autre chose pour l'instant. Et encore moins d'être amoureux, ce malgré la gentillesse, et surtout l'étonnante beauté de la jeune fille. Eh oui, Kayce était belle, pour son âge. Plus tard, elle serait certainement une demoiselle merveilleuse. Elle avait de longs cheveux blonds, qui lui tombait élégamment dans le dos, et qu'elle attachait parfois pour en faire une superbe queue de cheval. Elle s'habillait toujours avec style, à la pointe de la mode Amaknéenne. Ses parents étaient riches, ils pouvaient se permettre de lui acheter autant de vêtements. Mais ce qui faisait toute sa beauté, c'était sans conteste son visage. Il resplendissait de mille feux à la lueur du soleil, et la lumière de l'astre même semblait provenir de cette tête d'ange. Tout était harmonieux dans cette partie du corps, rien n'avait un trait qui déformait, ne fut-ce qu'un peu, cette perfection. Pas plus le nez, que la bouche ou les oreilles. Ses yeux, extraordinaires eux aussi, étaient d'un bleu profond, pur comme le ciel un jour de Fraouctor. C'était une tombeuse. Quand elle se baladait dans la rue, tout les jeunes garçons se retournaient vers elle. Et dans quelques années, se serait sans aucun doute tout les hommes. Peut-être pas tous pour des intentions très pures, jetant par là des regards quelque peu concupiscents... Mais qu'importe. Elle était belle et le savait, malgré ce qu'elle en disait. On dit d'elle qu'elle était un peu une Helsephine. Douce et jolie.

Ce jour-là donc, le jeune Edmond revenait de chez elle. Il faisait beau. C'était sans doute la journée la plus ensoleillé de tout l'été. Il était heureux, gambadant, sautillant, perdant son temps à sentir les fleurs ou à chercher des petits insectes. Il profitait de ce que la nature lui offrait. Mais déjà, sa maison, située en retrait du village pour éviter tout le bruit que pouvait faire les autres citoyens, apparaissait. Il devait en être, tout au plus, qu'à une soixantaine de mètre. Et il remarqua quelque chose d'étrange. La porte d'entrée était entrouverte... Ce n'était pourtant pas le genre de son père. Peut-être avait-il voulu aérer? Il espérait que c'était ça... Mais en se rapprochant, il entendait de plus en plus distinctement des voix. Elles étaient graves, secs. Elles donnaient des ordres. Et c'était évident, ce n'était en aucun cas celle du magicien... Que c'était-il passé? Etait-ce des voleurs qui s'étaient introduits pendant que son père était sorti profiter de ce temps radieux? Oh, pourvu que se soit ça... Pourvu qu'ils n'aient pas...


Il se déplaçait lentement maintenant, très lentement, en direction de la porte. Il observait tout ce qui se passait. A l'étage, il voyait par la fenêtre des formes, humaines à priori, se déplacer dans les pièces, renversant les meubles et fouillant dans les moindres recoins. Il entendait le bruit du bois que l'on casse, de la porte que l'on force. Il avait peur. Il ressentait cette peur au plus profond de lui... Elle était immense, féroce. Il n'osait pas avancer. Ou plutôt, il ne pouvait pas. Il était tétanisé. Mais il devait... Un pas, doucement... Puis un autre... Pas à pas, il réussit finalement à rentrer dans la maison. Dans l'entrée, tout avait été dérobé. Il ne restait plus rien de valeur. Les tableaux, les décorations en or véritable, plus rien. Ils avaient pris tout ce qui valait le plus de kamas possible... Comment avaient-ils osé venir ici pour les dérober... Qui étaient-ils...?

D'après les bruits, ils étaient tous à l'étage. Tant mieux, il pourrait voir ce qu'ils avaient fait d'autre au rez-de-chaussé... Prudemment, sans faire un bruit, il se rendit dans la cuisine, la pièce la plus près de l'entrée. Là aussi, tout avait été dévalisé. Les tables étaient retournées, les chaises brisées en morceaux. Les tiroirs des placards étaient renversés par terre, et toute l'argenterie qu'ils contenaient s'était volatilisée. Quelle bande de... Il fallait maintenant passer au salon. Toujours aussi discrètement, il s'approcha de la séparation entre les deux pièces. Une odeur planait... Une étrange odeur, encore inconnue au nez du garçon... Il entendit un bruit. Floc... Floc... Floc... Des gouttes tombaient. Elles tombaient depuis le salon, au-dessus du passage séparateur. Regarder... Qu'était-ce? Il s'approcha, se pencha, regarda. Rouge. C'était rouge. Du... Du sang...? Non... Ce ne pouvait être... Une soudaine poussée de chaleur. Une sensation de ne plus pouvoir respirer. Il devait... Il devait voir de quoi tombait ces gouttes. D'où venaient-elles...? La peur de nouveau. Non... Par les douze Dieux, faites que... Vite, passer dans l'autre pièce. Regarder en l'air. … Un cri étouffé.

Au-dessus de la porte du salon, la tête de son père, tranchée nette, était accrochée, une épée entre les deux yeux. Le sang tombait de son cou. On pouvait encore lire sur ce visage, l'expression affreuse du désespoir, de l'épouvante. La bouche et les yeux grands ouverts. Une monstruosité... L'enfant ne put se retenir. Il tomba à terre, prit sa tête entre ses mains, ferma les yeux et hurla tout ce qu'il pouvait. Il ne pouvait pas... Ce ne pouvait pas être lui... Il hurla de nouveau, toujours plus fort, avant de sombrer dans un silence mortel, parsemer ça et là du floc des larmes tombant sur le sol. Il était dans un état second, une espèce de torpeur profonde et terrifiante. Il ne se remettait pas de ce qu'il avait vu. Il n'avait plus la force de hurler. A peine celle de respirer. A peine celle de vivre. Mais un bruit le fit momentanément sortir de cet état. On descendait les marches. Il les entendait crier. «Qui est là? Je vous conseille de répondre!». Il devait se cacher, leur échapper. Où? Comment? Il pensa au bureau. Se cacher dessous, voilà l'idée... Pas remis de ces émotions, tremblant, paniquant, n'ayant plus la force de se lever, il prit la direction de ce meuble, marchant à quatre pattes, fixant le sol. Il leva la tête, une fois. Ce fut une fois de trop. Ses yeux s'écarquillèrent de nouveau, tout ses membres lâchèrent, il s'écrasa au sol dans un nouveau cri d'horreur. Sous le bureau était étendu le corps de son défunt père, plongé dans une mare de sang. Les bras avaient remplacé les jambes et celles-ci avaient pris la place des bras. Cette vue était terrible, horrible. Comment une telle barbarie pouvait-elle... Non... C'était bien pire que ça... C'était du sadisme à l'état pur. C'est sûrement ce qu'aurait penser le chef de la Milice en voyant cette scène, mais l'enfant, lui, en étant incapable. Il pouvait à peine réfléchir. Il était au sol, n'ayant même plus la force de
pleurer, plus la force d'ouvrir les yeux. Plus la force d'exister. Et ils se rapprochaient... Il allait subir le même sort... Mourir dans de telles circonstances...

Un disciple de Iop fit son apparition à l'entrée de la pièce, sous la tête. Musclé, il portait un long pantalon noir et ses cheveux rouges se dressaient sur son crâne. C'était maintenant certain, ils avaient la couleur même du sang. Cet homme, d'environ vingt-cinq ans, semblait énervé. A peine rentré, il fit rouler ses yeux, de la même couleur que ses cheveux, partout dans la pièce. Ils se posèrent finalement sur le garçon, toujours étendu à terre. Aussitôt, il se lécha les lèvres avec sa langue pointue, sans doute taillée à coup de dague. Il s'approcha de l'enfant qui ne faisait pas un geste. Il éclata d'un rire sadique, froid. Un rire à vous glacer le sang, un rire à vous faire frissonner un Craqueleur. Il attrapa l'enfant par le cou, et le retourna, de manière à avoir sa tête en face de la sienne. Il le secoua dans tous les sens et, voyant son manque de réaction, émis un rire. Le même qu'avant.

«-Eh, t'es le mioche de ce type toi, n'est-ce pas? Dit-il de sa voix sadique et froide. Hey, ça te dirait... D'aller dire bonjour à papa?»

A peine ces paroles prononcées, il souleva le gamin plus haut et dans un demi tour rapide suivi de quelques pas, il plaça sa tête à la hauteur exacte de celle de son père, toujours accrochée, et l'approcha le plus près possible. Aucune réaction. L'enfant était déjà dans un état second, il était incapable de ressentir la moindre émotion, d'émettre le moindre son, d'effectuer le moindre geste. Il ne savait même pas ce qu'il voyait, ses yeux se perdaient ailleurs. Ou plutôt, ils se perdaient nulle part. Il était nulle part. Perdu. Se rendant compte de cela, l'homme balança l'enfant à terre avec une prodigieuse force.

«-Tsss... T'es même pas marrant comme gamin toi... Dommage, t'es aussi inutile que ton père...»

Dos à la tête, sans se retourner, il arracha l'épée qui y était accrochée. Cette tête tomba à terre dans un ploutch effrayant. Il contempla la lame et lécha le sang qui était dessus, un air satisfait sur le visage. Puis il s'approcha d'Edmond Nocle Junior et, dans un sourire, leva son arme. Une main attrapa la sienne, levée.

«-C'est inutile, dit une voix calme, sereine, mais néanmoins froide. La Milice du château ne va pas tarder à rappliquer. Nous avons ce que nous voulions, inutile de perdre plus de temps.
-Tss... T'es vraiment pas drôle quand tu t'y mets, répliqua le Iop.»

Il se dégagea de la main et se retourna vers la voix. Elle provenait d'une personne encapuchonnée, portant une longue cape qui lui recouvrait le corps. On pouvait juste voir ses bottes, élégantes et raffinées. Cet être tourna les talons et prit la direction de la sortie, ce que fit l'autre homme après avoir jeté un dernier regard à l'enfant. Il était maintenant seul.


Un peu plus tard, des bruits de pas se firent entendre. Les soldats du château approchaient. Edmond était toujours au sol, incapable de faire quoi que se soit. Il entendait des voix, mais ne put savoir ce qu'elles disaient. Et puis soudain, il se sentit lourd, très lourd. Il ferma les yeux et s'évanouit.



Il se réveilla dans un lit. A en juger par la décoration, il était dans le bâtiment de la Milice d'Amakna. Il commença par sortir ses mains du drap et les regarda. Elles étaient là. Ses jambes aussi. Il n'avait rien. Mais sa tête lui faisait mal. Il avait énormément d'images en tête, tout était embrouillé... Il ne savait plus ce qui était vrai et faux. La porte de la salle s'ouvrit soudainement. Un Eniripsa, qui devait avoir entre 35 et 40 ans entra, suivit de Kayce et de sa mère, une Fécatte blonde, plutôt grande. Tout trois s'avancèrent vers le jeune Edmond, qui les regarda sans trop comprendre. Sa jeune amie fût la première à prendre la parole.

«-Edmond... Je suis désolé pour ce qui s'est passé... Je... Si tu veux... Maman a dit que tu pouvais venir vivre avec nous.»

Il les observa longuement. Tous. Kayce, sa mère, l'Eniripsa. Il ne semblait pas tout comprendre. Finalement, il regarda son lit et fit un signe de tête affirmatif. La jeune fille s'assit sur son lit et lui prit la main. Pendant ce temps, la Fécatte discuta avec l'autre homme.

«-Docteur Medoc... Pourrais-je vous recontacter en cas de besoin? Demanda-t-elle
-Il n'y a aucun soucis madame, répondit-il. Seulement, je serais muté d'ici quelques mois à l'hôpital de Bonta. Vous pourrez redemander mon adresse à la Milice.
-Merci, docteur...»


Ils regardèrent tout deux le jeune garçon. Sa vie n'allait plus être la même...
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